Publié le vendredi 9 septembre
Entretien avec M. Pisani, Walker Braillon Magnétique
Directeur Commercial
A quelques jours de l’ EMO Hanovre, plus de 2000 exposants de 38 pays différents peaufinent stands et présentations. Sur 160 000 m², le savoir faire et toutes les nouveautés de la mécanique vont s’exposer du 15 au 21 Septembre, espérant ainsi capter l’attention des quelques 200000 visiteurs attendus.
48 sociétés françaises, pour la plupart des habituées, ont décidé de prendre un stand sur le salon. Parmi elles, la société Walker Braillon Magnétique, avec laquelle nous avons choisi d’évoquer l’intérêt de sa participation à l’EMO, en tant que composant de sa stratégie commerciale. M. Pisani, s’est chargé de répondre à nos interrogations, malgré un emploi du temps bien chargé. Nous l’en remercions.
A COMM T : M. Pisani, on ne peut que constater le peu d’exposants français inscrits à l’EMO. Aussi, la toute première question que nous avons envie de vous poser, est de savoir si il faut être international pour être présent sur l’EMO ou bien si le fait d’exposer est une des voies pour faire passer les frontières à une entreprise ?
M. Pisani, Walker Braillon Magnétique :la société Walker Braillon Magnétique a un réseau d’agents présents partout dans le monde et ce depuis de nombreuses années. De plus, il est difficile, voir impossible pour nous, d’imaginer ne pas participer à l’EMO. Historiquement, nous y exposons. Notre absence serait sans nul doute, mal interprétée. Par contre, il faut dire, que nous aussi, nous faisons des choix et que nous avons appris à nous concentrer sur les salons les plus importants. L’EMO en fait partie. Nous exposons aussi au salon allemand KA qui nous apporte des contacts très intéressants.
A COMM T : votre société existe depuis les années 20 et fait partie des entreprises qui ont fait grandement avancer l’industrie mécanique. En déroulant l’histoire de votre société, c’est un peu comme si, toute l’évolution de l’industrie mécanique, se résumait sous nos yeux.
M. Pisani, Walker Braillon Magnétique : en 1950, la société, à l’époque Braillon Magnétique, avait déjà 30 ans d’expérience en rembobinage de moteurs quand elle s’est lancée dans le bridage magnétique. L’idée étant de remplacer les vis par un plateau magnétique équipé d’aimants pour brider les pièces. La société a été la première à lancer un produit sur le marché et est devenue au fil des ans, leader dans ce domaine. Aujourd’hui, nous fabriquons et commercialisons 2 lignes de produits : les plateaux standard à aimants permanents et ceux à haute technologie destinés habituellement à la plasturgie ou la mécanique générale. Nos produits se subdivisent aussi selon les applications. La mécanique générale, notre client le plus important, aujourd’hui avec 45% de nos débouchés, utilise nos produits en fraisage, tournage et rectification principalement, l’industrie du plastique représente 30% de nos applications. Il s’agit de bridage de presses. Nous travaillons également de plus en plus pour d’autres domaines où notre savoir faire intéresse les porteurs de projets. Cela peut être aussi bien le bâtiment que l’industrie pharmaceutique ou électronique, mais aussi l’aéronautique comme l’ameublement. Notre maîtrise de la transmission de mouvements s’intègre dans des applications spécifiques et nous permet de nous diversifier sur des segments de marché plus porteurs actuellement. Aujourd’hui, cela représente 25% de nos ventes. C’est donc loin d’être négligeable.

A COMM T : En tant qu’acteur international, vous semblez pourtant préoccupé par la situation complexe de la mécanique et de la plasturgie en Europe. Si l’Europe est un débouché important pour vous, vous disposez certainement d’agents dans des pays où la croissance est plus forte ?
M. Pisani, Walker Braillon Magnétique : oui, nous avons des agents prêts à proposer nos produits dans le monde entier et réalisons 50% de notre chiffre à l’export. Nous sommes toutefois confrontés à un problème majeur : l’émergence d’une multitude de constructeurs de presses et machines outils à bas prix qui ne proposent pas de solutions comme la nôtre. Il faut garder à l’esprit que ce sont, les clients qui poussent les distributeurs de machines à leur proposer un bridage magnétique. Dans un environnement où la main d’œuvre représente un coût très faible, passer du temps à brider une pièce avec des vis n’est pas un souci. Les utilisateurs ne sont donc pas demandeurs de nos systèmes.
A COMM T : êtes vous directement confrontés au problème de délocalisation ?
| M. Pisani, Walker Braillon Magnétique : notre réponse aux cas de délocalisation passe par la mise en place d’un réseau de vente encore plus dense et plus performant. L’équipement se fait, le plus souvent, à l’identique de ce qui existait initialement et nous fournissons alors des systèmes choisis par les acheteurs des grands groupes industriels mais dont le support nécessite une présence forte sur le site équipé. Comme je vous le disais précédemment, nous misons aussi beaucoup sur le développement de l’utilisation de notre savoir faire dans d’autres applications. Réussir à démarcher de nouvelles filières est un des objectifs majeurs de notre participation à l’EMO. |
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A COMM T : Allez vous profiter du salon pour lancer de nouveaux produits ?
M. Pisani, Walker Braillon Magnétique : nous exposerons toute notre gamme de plateaux et aussi un coupleur magnétique pour faire de l’entraînement qui existe depuis quelques années déjà, mais peut intéresser de nombreux secteurs, comme le médical, l’automobile, l’industrie agro-alimentaire mais aussi l’embouteillage ou le secteur pétrolier et bien d’autres encore.
A COMM T : pour conclure pourriez vous nous expliquer ce qui ferait que vous pourriez dire que le salon a été un succès ?
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M. Pisani, Walker Braillon Magnétique : nous espérons pouvoir concrétiser les contacts que nous avons avec des clients potentiels ce qui nous offrirait les débouchés sur de nouveaux marchés, tant sur le plan géographiques qu’en terme d’applications comme nous en avons déjà parlé. Enfin, un salon comme l’EMO, est aussi un moment privilégié pour rencontrer la plupart de nos agents et faire le point sur leur marché. Il ne faut pas l’oublier.
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